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Aujourd'hui c'est la Saint-Balto, bonne fête à tous les piliers de bar

Aucune éphéméride trouvée pour le 07 octobre.


L’œuvre du jour


Savais-tu ?

La photo, cette oeuvre créée par une machine

En 1839, la photographie débarque et bouleverse le monde de l’art. Certains peintres, comme Delacroix, y voient d’abord un outil précieux. D’autres, plus inquiets, prédisent la fin de la peinture.

La tension monte en 1859, lorsque les photographes exposent à côté des peintres au Salon. Pour beaucoup d’artistes académiques, c’est un scandale : comment une image produite par une machine peut-elle rivaliser avec une œuvre peinte à la main ?

Charles Baudelaire s’emporte dans son Salon de 1859. Il qualifie la photo d’« industrie triviale » et réclame qu’elle reste la « très humble servante de la peinture ». En 1862, une pétition signée par Ingres et d’autres grands noms tente même d’empêcher toute reconnaissance artistique de la photographie.

Le débat s’envenime autour du droit d’auteur. Les photographes réclament la même protection que les peintres pour leurs œuvres. Mais les tribunaux hésitent : une image produite mécaniquement mérite-t-elle le statut d’œuvre d’art ? En 1862, lors du procès opposant les photographes Mayer et Pierson, la question divise. Certains juges estiment que la photo relève de l’industrie, pas de l’art. D’autres, plus progressistes, reconnaissent la part de création du photographe dans le choix du cadrage, de la lumière et du sujet.

Finalement, la peinture ne meurt pas. Elle se réinvente. Libérée du réalisme, elle explore l’impressionnisme, puis l’abstraction. La photo, elle, gagne peu à peu ses galeries et ses musées, et finit par obtenir la reconnaissance juridique et artistique qu’elle revendique.

Aujourd’hui, peintres et photographes exposent côte à côte. La querelle est close. Peut-être y a-t-il un enseignement à retirer de cette histoire au sujet de l’IA générative. Si le débat est trop vif aujourd’hui, il est probable que le temps fera son oeuvre.

Colonisation française du Mississippi

< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.

Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.

L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.


Un peu d’humour

Achat à la campagne

Un parisien a repéré une maison de campagne et s’apprête à l’acheter.

Lorsqu’il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur :

–  Vous comprenez, j’ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !

Le paysan répond vertement :
–  Mes abeilles n’ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je propose un truc, je vous attache tout nu à l’arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !

Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, les cernes sous les yeux, crevé !

–  Oh mon Dieu ! Elles vous ont piqué ?

–  Non non ! Elles ont été sympa les abeilles, mais le petit veau, dites moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?

Cher Whisky…

🥴 Cher Whisky,
Nous avions un accord. Tu étais censé me rendre plus sympathique, plus séduisant, plus drôle, plus intelligent — et, accessoirement, meilleur danseur.
J’ai vu la vidéo.
Il faut vraiment qu’on parle.

Réveil mortel

Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille – « allô ? » -… ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.


Instant de vie

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne – non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !… PLAF… VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur – vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras… PUTAIN !

En voilà un autre ! C’est sûr, il vient réclamer vengeance !


A la maison et au jardin

Tian de tomates provençal

On ne présente plus le tian de tomates provençal : véritable hit incontournable de l’été, il incarne à lui seul la générosité du Sud, la simplicité des produits et le plaisir des plats ensoleillés. Coloré, parfumé et fondant, il se glisse aussi bien sur une table familiale que dans un repas entre amis.

On commence par couper quatre tomates rouges et quatre tomates jaunes en rondelles régulières, afin d’obtenir une belle alternance de couleurs. On épluche ensuite deux oignons rouges que l’on tranche également en fines rondelles.

Dans quatre ramequins, on dispose les légumes en les intercalant harmonieusement : une tranche de tomate, une rondelle d’oignon, puis à nouveau de la tomate, en jouant sur les teintes pour un rendu visuel appétissant. On parsème ensuite le tout de thym et de romarin finement hachés, dont les arômes évoquent immédiatement les collines provençales.

On sale et on poivre selon son goût, puis on arrose généreusement d’huile d’olive, indispensable pour lier les saveurs et apporter du moelleux à la cuisson. On enfourne enfin à 205 °C pendant environ 30 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient tendres et légèrement confits.

Servi chaud ou tiède, ce tian accompagne à merveille viandes grillées et poissons, mais peut tout aussi bien se suffire à lui-même, accompagné d’un bon pain de campagne.

En variante, on peut décliner ce classique avec un mélange de courgettes, d’aubergines et de poivrons : une autre interprétation tout aussi estivale, aux accents encore plus méditerranéens.

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.


Activation des méninges


Espace lecture

Druss la Légende : le cœur battant du cycle de Drenaï

Si vous aimez l’heroic fantasy où les héros ont des muscles, des cicatrices et une âme, le cycle de Drenaï de David Gemmell est fait pour vous. Et au centre de ce monde, il y a un nom qui résonne comme un coup de hache : Druss.

Le cycle de Drenaï, c’est avant tout une saga en 11 romans, construite autour d’un même royaume imaginaire, le Drenaï, et de ses peuples en guerre. On y trouve des batailles épiques, des quêtes désespérées, des mercenaires, des démons et, surtout, des héros qui portent leurs valeurs à bout de bras : courage, loyauté, sacrifice. Chaque livre peut se lire indépendamment, mais tous tissent peu à peu la légende d’un monde où l’histoire se forge dans le sang et l’honneur .

Druss est la figure la plus emblématique de ce cycle. Guerrier à la hache, surnommé « la Légende », il est à la fois craint et respecté dans tout le monde drenaï. Dans le roman Druss la Légende, Gemmell revient aux sources du personnage. On y découvre un jeune homme ordinaire, bûcheron hargneux mais mari tendre, vivant paisiblement avec son épouse bien-aimée, Rowena. Lorsque des mercenaires envahissent son village, massacrent les siens et enlèvent Rowena, Druss bascule. Armé de Snaga, la hache de son grand-père, il se lance dans une quête de vengeance qui le mènera aux confins du monde connu. De lutteur à mercenaire, de tueur à sauveur, il deviendra peu à peu cette figure mythique qui, plus tard, défendra des places fortes comme Skeln Pass et Dros Delnoch.

Ce qui fait la force de Druss, c’est qu’il n’est pas un demi-dieu : c’est un homme, violent et rustre, mais épris de justice, marqué par la perte et la rage.
Dans un genre où les héros sont parfois trop parfaits, Gemmell offre un personnage brut, imparfait, mais profondément humain — ce qui rend sa « légende » d’autant plus crédible et attachante.

Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud

Le temps d’une nouvelle

Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux

Un peu de ciel bleu