BONJOUR
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A la une,
OUVERTURE DU MOULIN ROUGE : QUE LA FÊTE COMMENCE ! 📆 6 octobre 1889
QUAND UN CHANTEUR DE JAZZ LAISSE LES SPECTATEURS BOUCHE BÉE 📆 6 octobre 1927
THOR HEYERDAHL, CET EXPLORATEUR SUR LA TRACE DES ANCIENS PEUPLES MARINS 📆 6 octobre 1914
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Aucune éphéméride trouvée pour le 07 octobre.
L’œuvre du jour

John Haberle
National Gallery of Art
Peinte en 1887, Imitation de John Haberle est l’un des chefs-d’œuvre du trompe-l’œil américain. Sur une planche de bois clair, l’artiste dispose quelques objets du quotidien : un billet d’un dollar, une pièce de cinquante cents, une photographie, une coupure de journal et, au centre, une petite étiquette portant le titre du tableau – « Imitation » – comme pour nous mettre sur la piste.
Tout est peint à l’huile sur toile, mais avec une précision quasi microscopique : les bords déchirés du papier qui se soulèvent légèrement, les ombres portées, les fines hachures du billet imitant la gravure, jusqu’à la signature « J. HABERLE / NEW HAVEN, CT. / 1887 » qui semble gravée dans le bois. Haberle, formé à la gravure, n’hésite pas à gratter la peinture avec une aiguille pour reproduire les traits de la monnaie et donner un léger relief aux papiers, comme s’ils avaient été collés.
Lorsqu’elle est exposée à la National Academy of Design en 1887, l’œuvre fait sensation : certains critiques sont convaincus que le peintre a réellement collé un vrai billet sur la toile, puis l’a partiellement effacé avec des acides pour ne laisser que l’encre du motif. Haberle devra se rendre à Chicago pour exiger un examen minutieux du tableau et prouver qu’il s’agit bien… d’une imitation.
Le titre lui-même est un jeu de mots : chaque élément est une « imitation » (d’un billet, d’une photo, d’une coupure), et le tableau tout entier est une imitation de la réalité. Une leçon d’humilité pour le spectateur, invité à douter de ce qu’il voit – et à admirer la virtuosité d’un artiste qui fait de la tromperie un art.
Savais-tu ?
La photo, cette oeuvre créée par une machine
En 1839, la photographie débarque et bouleverse le monde de l’art. Certains peintres, comme Delacroix, y voient d’abord un outil précieux. D’autres, plus inquiets, prédisent la fin de la peinture.
La tension monte en 1859, lorsque les photographes exposent à côté des peintres au Salon. Pour beaucoup d’artistes académiques, c’est un scandale : comment une image produite par une machine peut-elle rivaliser avec une œuvre peinte à la main ?
Charles Baudelaire s’emporte dans son Salon de 1859. Il qualifie la photo d’« industrie triviale » et réclame qu’elle reste la « très humble servante de la peinture ». En 1862, une pétition signée par Ingres et d’autres grands noms tente même d’empêcher toute reconnaissance artistique de la photographie.
Le débat s’envenime autour du droit d’auteur. Les photographes réclament la même protection que les peintres pour leurs œuvres. Mais les tribunaux hésitent : une image produite mécaniquement mérite-t-elle le statut d’œuvre d’art ? En 1862, lors du procès opposant les photographes Mayer et Pierson, la question divise. Certains juges estiment que la photo relève de l’industrie, pas de l’art. D’autres, plus progressistes, reconnaissent la part de création du photographe dans le choix du cadrage, de la lumière et du sujet.
Finalement, la peinture ne meurt pas. Elle se réinvente. Libérée du réalisme, elle explore l’impressionnisme, puis l’abstraction. La photo, elle, gagne peu à peu ses galeries et ses musées, et finit par obtenir la reconnaissance juridique et artistique qu’elle revendique.
Aujourd’hui, peintres et photographes exposent côte à côte. La querelle est close. Peut-être y a-t-il un enseignement à retirer de cette histoire au sujet de l’IA générative. Si le débat est trop vif aujourd’hui, il est probable que le temps fera son oeuvre.
Colonisation française du Mississippi
< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.
Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.
L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.
Un peu d’humour
Achat à la campagne
Un parisien a repéré une maison de campagne et s’apprête à l’acheter.
Lorsqu’il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur :
– Vous comprenez, j’ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !
Le paysan répond vertement :
– Mes abeilles n’ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je propose un truc, je vous attache tout nu à l’arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !
Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, les cernes sous les yeux, crevé !
– Oh mon Dieu ! Elles vous ont piqué ?
– Non non ! Elles ont été sympa les abeilles, mais le petit veau, dites moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?
Cher Whisky…
🥴 Cher Whisky,
Nous avions un accord. Tu étais censé me rendre plus sympathique, plus séduisant, plus drôle, plus intelligent — et, accessoirement, meilleur danseur.
J’ai vu la vidéo.
Il faut vraiment qu’on parle.
Réveil mortel
Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille – « allô ? » -… ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.
Instant de vie
Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne – non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !… PLAF… VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur – vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras… PUTAIN !
En voilà un autre ! C’est sûr, il vient réclamer vengeance !

A la maison et au jardin
Tian de tomates provençal
On ne présente plus le tian de tomates provençal : véritable hit incontournable de l’été, il incarne à lui seul la générosité du Sud, la simplicité des produits et le plaisir des plats ensoleillés. Coloré, parfumé et fondant, il se glisse aussi bien sur une table familiale que dans un repas entre amis.
On commence par couper quatre tomates rouges et quatre tomates jaunes en rondelles régulières, afin d’obtenir une belle alternance de couleurs. On épluche ensuite deux oignons rouges que l’on tranche également en fines rondelles.
Dans quatre ramequins, on dispose les légumes en les intercalant harmonieusement : une tranche de tomate, une rondelle d’oignon, puis à nouveau de la tomate, en jouant sur les teintes pour un rendu visuel appétissant. On parsème ensuite le tout de thym et de romarin finement hachés, dont les arômes évoquent immédiatement les collines provençales.
On sale et on poivre selon son goût, puis on arrose généreusement d’huile d’olive, indispensable pour lier les saveurs et apporter du moelleux à la cuisson. On enfourne enfin à 205 °C pendant environ 30 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient tendres et légèrement confits.
Servi chaud ou tiède, ce tian accompagne à merveille viandes grillées et poissons, mais peut tout aussi bien se suffire à lui-même, accompagné d’un bon pain de campagne.
En variante, on peut décliner ce classique avec un mélange de courgettes, d’aubergines et de poivrons : une autre interprétation tout aussi estivale, aux accents encore plus méditerranéens.
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Bleu à bretelles
B – Refuse dans le désordre – Extirpais
C – Ville à OVNI
D – De François… ou Léon
E – Rendre hommage
F – Nettoient à fond
G – Elle s’occupe du boulot à l’internationale – Règle
H – Face à Hendaye – Echelle à Saumon
I – Il sent mauvais de la bouche
J – Bien intégré – Boisson d’hiver
K – Delon avec un don – Chevalier en jupons – Dans la pliure
L – Charnelle
1 – Chiffon de parterre
2 – Bufle nain d’asie – Pronom, article
3 – Langage informatique – De vraies porcheries
4 – Premier mot dans le nord
5 – Faisait sauter – Proposition de choix
6 – Fragments de métal – 55 à Rome – Délice lyonnais
7 – Poudre blanche – Tri mélangé
8 – Accompagne le punch – Greffe sur – Langue ancienne
9 – A triché avec César
Jeu en cours de test
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A venir
Espace lecture
Druss la Légende : le cœur battant du cycle de Drenaï
Si vous aimez l’heroic fantasy où les héros ont des muscles, des cicatrices et une âme, le cycle de Drenaï de David Gemmell est fait pour vous. Et au centre de ce monde, il y a un nom qui résonne comme un coup de hache : Druss.
Le cycle de Drenaï, c’est avant tout une saga en 11 romans, construite autour d’un même royaume imaginaire, le Drenaï, et de ses peuples en guerre. On y trouve des batailles épiques, des quêtes désespérées, des mercenaires, des démons et, surtout, des héros qui portent leurs valeurs à bout de bras : courage, loyauté, sacrifice. Chaque livre peut se lire indépendamment, mais tous tissent peu à peu la légende d’un monde où l’histoire se forge dans le sang et l’honneur .
Druss est la figure la plus emblématique de ce cycle. Guerrier à la hache, surnommé « la Légende », il est à la fois craint et respecté dans tout le monde drenaï. Dans le roman Druss la Légende, Gemmell revient aux sources du personnage. On y découvre un jeune homme ordinaire, bûcheron hargneux mais mari tendre, vivant paisiblement avec son épouse bien-aimée, Rowena. Lorsque des mercenaires envahissent son village, massacrent les siens et enlèvent Rowena, Druss bascule. Armé de Snaga, la hache de son grand-père, il se lance dans une quête de vengeance qui le mènera aux confins du monde connu. De lutteur à mercenaire, de tueur à sauveur, il deviendra peu à peu cette figure mythique qui, plus tard, défendra des places fortes comme Skeln Pass et Dros Delnoch.
Ce qui fait la force de Druss, c’est qu’il n’est pas un demi-dieu : c’est un homme, violent et rustre, mais épris de justice, marqué par la perte et la rage.
Dans un genre où les héros sont parfois trop parfaits, Gemmell offre un personnage brut, imparfait, mais profondément humain — ce qui rend sa « légende » d’autant plus crédible et attachante.
Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Octobre 1870.
Le temps d’une nouvelle
Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux
Publié en 1907, Le Mystère de la chambre jaune est un roman policier de Gaston Leroux et la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. Accompagné de son ami et narrateur Sainclair, Rouletabille enquête au château du Glandier, où vivent notamment le professeur Stangerson, sa fille Mathilde – la victime dans la chambre jaune -, ainsi que son fiancé Robert Darzac. Face à eux se trouve le célèbre policier Frédéric Larsan, lui aussi chargé d’éclaircir une affaire mystérieuse qui se déroule dans une pièce fermée à clé.
Comment un agresseur peut-il entrer dans une chambre sans issue apparente et disparaître aussitôt ? C’est toute l’énigme que Rouletabille cherche à résoudre. Pour avancer, le jeune reporter observe les lieux avec attention, interroge les témoins et examine chaque détail, même le plus insignifiant. Autour de lui, les déclarations se contredisent, les soupçons se déplacent et plusieurs personnages semblent dissimuler une part de vérité. L’enquête progresse ainsi entre indices troublants, fausses pistes et raisonnements minutieux, sans jamais perdre de vue cette question centrale : comment un crime peut-il se produire dans une pièce apparemment inaccessible ?
Avec ce récit, Gaston Leroux construit l’un des grands modèles du roman à énigme en chambre close. L’atmosphère mystérieuse, le rythme alerte et l’ingéniosité de l’enquête font du livre un classique toujours plaisant à découvrir — ou à relire, en prenant garde de ne pas ouvrir la fameuse porte trop vite.
I – OÙ L’ON COMMENCE À NE PAS COMPRENDRE
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curieuse de ces quinze dernières années. J’imagine même que le public n’aurait jamais connu « toute la vérité » sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination récente de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’audacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune ! » qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris. N’a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo ? Et cependant l’attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu’une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la « Chambre Jaune », qui précéda l’affaire de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur, — le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juges. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s’acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. C’est qu’en vérité — il m’est permis de le dire « puisqu’il ne saurait y avoir en tout ceci aucun amour-propre d’auteur » et que je ne fais que transcrire des faits sur lesquels une documentation exceptionnelle me permet d’apporter une lumière nouvelle — c’est qu’en vérité, je ne sache pas que, dans le domaine de la réalité ou de l’imagination, même chez l’auteur du Double Assassinat, rue Morgue, même dans les inventions des sous-Edgar Poë et des truculents Conan-Doyle, on puisse retenir quelque chose de comparable, quant au mystère, « au naturel mystère de la Chambre Jaune ».
Ce que personne ne put découvrir, le jeune Joseph Rouletabille, âgé de dix-huit ans, alors petit reporter dans un grand journal, le trouva ! Mais, lorsqu’en cour d’assises il apporta la clef de toute l’affaire, il ne dit pas toute la vérité. Il n’en laissa apparaître que ce qu’il fallait « pour expliquer l’inexplicable » et pour faire acquitter un innocent. Les raisons qu’il avait de se taire ont disparu aujourd’hui. Bien mieux, mon ami « doit » parler. Vous allez donc tout savoir ; et, sans plus ample préambule, je vais poser devant vos yeux le problème de la « Chambre Jaune », tel qu’il le fut aux yeux du monde entier, au lendemain du drame du château du Glandier.
Le 25 octobre 1892, la note suivante paraissait en dernière heure du Temps :
« Un crime affreux vient d’être commis au Glandier, sur la lisière de la forêt de Sainte-Geneviève, au-dessus d’Épinay-sur-Orge, chez le professeur Stangerson. Cette nuit, pendant que le maître travaillait dans son laboratoire, on a tenté d’assassiner Mlle Stangerson, qui reposait dans une chambre attenante à ce laboratoire. Les médecins ne répondent pas de la vie de Mlle Stangerson. »
Vous imaginez l’émotion qui s’empara de Paris. Déjà, à cette époque, le monde savant était extrêmement intéressé par les travaux du professeur Stangerson et de sa fille. Ces travaux, les premiers qui furent tentés sur la radiographie, devaient conduire plus tard M. et Mme Curie à la découverte du radium. On était, du reste, dans l’attente d’un mémoire sensationnel que le professeur Stangerson allait lire, à l’académie des sciences, sur sa nouvelle théorie : la Dissociation de la Matière. Théorie destinée à ébranler sur sa base toute la science officielle qui repose depuis si longtemps sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée.
Le lendemain, les journaux du matin étaient pleins de ce drame. Le Matin, entre autres, publiait l’article suivant, intitulé : « Un crime surnaturel » :
« Voici les seuls détails — écrit le rédacteur anonyme du Matin — que nous ayons pu obtenir sur le crime du château du Glandier. L’état de désespoir dans lequel se trouve le professeur Stangerson, l’impossibilité où l’on est de recueillir un renseignement quelconque de la bouche de la victime ont rendu nos investigations et celles de la justice tellement difficiles qu’on ne saurait, à cette heure, se faire la moindre idée de ce qui s’est passé dans la « Chambre Jaune », où l’on a trouvé Mlle Stangerson, en toilette de nuit, râlant sur le plancher. Nous avons pu, du moins, interviewer le père Jacques — comme on l’appelle dans le pays — un vieux serviteur de la famille Stangerson. Le père Jacques est entré dans la « Chambre Jaune » en même temps que le professeur. Cette chambre est attenante au laboratoire. Laboratoire et « Chambre Jaune » se trouvent dans un pavillon, au fond du parc, à trois cents mètres environ du château.
» — Il était minuit et demi, nous a raconté ce brave homme (?), et je me trouvais dans le laboratoire où travaillait encore M. Stangerson quand l’affaire est arrivée. J’avais rangé, nettoyé des instruments toute la soirée, et j’attendais le départ de M. Stangerson pour aller me coucher. Mlle Mathilde avait travaillé avec son père jusqu’à minuit ; les douze coups de minuit sonnés au coucou du laboratoire, elle s’était levée, avait embrassé M. Stangerson, lui souhaitant une bonne nuit. Elle m’avait dit : « Bonsoir, père Jacques ! » et avait poussé la porte de la « Chambre Jaune ». Nous l’avions entendue qui fermait la porte à clef et poussait le verrou, si bien que je n’avais pu m’empêcher d’en rire et que j’avais dit à monsieur : « Voilà mademoiselle qui s’enferme à double tour. Bien sûr qu’elle a peur de la « Bête du Bon Dieu ! » Monsieur ne m’avait même pas entendu tant il était absorbé. Mais un miaulement abominable me répondit au dehors et je reconnus justement le cri de la « Bête du Bon Dieu !… » que ça vous en donnait le frisson… « Est-ce qu’elle va encore nous empêcher de dormir, cette nuit ? » pensai-je, car il faut que je vous dise, monsieur, que, jusqu’à fin octobre, j’habite dans le grenier du pavillon, au-dessus de la « Chambre Jaune », à seule fin que mademoiselle ne reste pas seule toute la nuit au fond du parc. C’est une idée de mademoiselle de passer la bonne saison dans le pavillon ; elle le trouve sans doute plus gai que le château et, depuis quatre ans qu’il est construit, elle ne manque jamais de s’y installer dès le printemps. Quand revient l’hiver, mademoiselle retourne au château, « car dans la Chambre Jaune, il n’y a point de cheminée. »
» Nous étions donc restés, M. Stangerson et moi, dans le pavillon. Nous ne faisions aucun bruit. Il était, lui, à son bureau. Quant à moi, assis sur une chaise, ayant terminé ma besogne, je le regardais et je me disais : « Quel homme ! Quelle intelligence ! Quel savoir ! » J’attache de l’importance à ceci que nous ne faisions aucun bruit, car « à cause de cela, l’assassin a cru certainement que nous étions partis ». Et tout à coup, pendant que le coucou faisait entendre la demie passé minuit, une clameur désespérée partit de la « Chambre Jaune ». C’était la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin ! À l’assassin ! Au secours ! » Aussitôt des coups de revolver retentirent et il y eut un grand bruit de tables, de meubles renversés, jetés par terre, comme au cours d’une lutte, et encore la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin !… Au secours !… Papa ! Papa ! »
» Vous pensez si nous avons bondi et si M. Stangerson et moi nous nous sommes rués sur la porte. Mais, hélas ! Elle était fermée et bien fermée « à l’intérieur » par les soins de mademoiselle, comme je vous l’ai dit, à clef et au verrou. Nous essayâmes de l’ébranler, mais elle était solide. M. Stangerson était comme fou, et vraiment il y avait de quoi le devenir, car on entendait mademoiselle qui râlait : « Au secours !… Au secours ! » Et M. Stangerson frappait des coups terribles contre la porte, et il pleurait de rage et il sanglotait de désespoir et d’impuissance.
» C’est alors que j’ai eu une inspiration. « L’assassin se sera introduit par la fenêtre, m’écriai-je, je vais à la fenêtre ! » Et je suis sorti du pavillon, courant comme un insensé !
» Le malheur était que la fenêtre de la « Chambre Jaune » donne sur la campagne, de sorte que le mur du parc qui vient aboutir au pavillon m’empêchait de parvenir tout de suite à cette fenêtre. Pour y arriver, il fallait d’abord sortir du parc. Je courus du côté de la grille et, en route, je rencontrai Bernier et sa femme, les concierges, qui venaient, attirés par les détonations et par nos cris. Je les mis, en deux mots, au courant de la situation ; je dis au concierge d’aller rejoindre tout de suite M. Stangerson et j’ordonnai à sa femme de venir avec moi pour m’ouvrir la grille du parc. Cinq minutes plus tard, nous étions, la concierge et moi, devant la fenêtre de la « Chambre Jaune ». Il faisait un beau clair de lune et je vis bien qu’on n’avait pas touché à la fenêtre. Non seulement les barreaux étaient intacts, mais encore les volets, derrière les barreaux, étaient fermés, comme je les avais fermés moi-même, la veille au soir, comme tous les soirs, bien que mademoiselle, qui me savait très fatigué et surchargé de besogne, m’eût dit de ne point me déranger, qu’elle les fermerait elle-même ; et ils étaient restés tels quels, assujettis, comme j’en avais pris le soin, par un loquet de fer, « à l’intérieur ». L’assassin n’avait donc pas passé par là et ne pouvait se sauver par là ; mais moi non plus, je ne pouvais entrer par là !
« C’était le malheur ! On aurait perdu la tête à moins. La porte de la chambre fermée à clef « à l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « à l’intérieur », et, par-dessus les volets, les barreaux intacts, des barreaux à travers lesquels vous n’auriez pas passé le bras… Et mademoiselle qui appelait au secours !… Ou plutôt non, on ne l’entendait plus… Elle était peut-être morte… Mais j’entendais encore, au fond du pavillon, monsieur qui essayait d’ébranler la porte…
» Nous avons repris notre course, la concierge et moi, et nous sommes revenus au pavillon. La porte tenait toujours, malgré les coups furieux de M. Stangerson et de Bernier. Enfin elle céda sous nos efforts enragés et, alors, qu’est-ce que nous avons vu ? Il faut vous dire que, derrière nous, la concierge tenait la lampe du laboratoire, une lampe puissante qui illuminait toute la chambre.
» Il faut vous dire encore, monsieur, que la « Chambre Jaune » est toute petite. Mademoiselle l’avait meublée d’un lit en fer assez large, d’une petite table, d’une table de nuit, d’une toilette et de deux chaises. Aussi, à la clarté de la grande lampe que tenait la concierge, nous avons tout vu du premier coup d’œil. Mademoiselle, dans sa chemise de nuit, était par terre, au milieu d’un désordre incroyable. Tables et chaises avaient été renversées montrant qu’il y avait eu là une sérieuse « batterie ». On avait certainement arraché mademoiselle de son lit ; elle était pleine de sang avec des marques d’ongles terribles au cou — la chair du cou avait été quasi arrachée par les ongles — et un trou à la tempe droite par lequel coulait un filet de sang qui avait fait une petite mare sur le plancher. Quand M. Stangerson aperçut sa fille dans un pareil état, il se précipita sur elle en poussant un cri de désespoir que ça faisait pitié à entendre. Il constata que la malheureuse respirait encore et ne s’occupa que d’elle. Quant à nous, nous cherchions l’assassin, le misérable qui avait voulu tuer notre maîtresse, et je vous jure, monsieur, que, si nous l’avions trouvé, nous lui aurions fait un mauvais parti. Mais comment expliquer qu’il n’était pas là, qu’il s’était déjà enfui ?… Cela dépasse toute imagination. Personne sous le lit, personne derrière les meubles, personne ! Nous n’avons retrouvé que ses traces ; les marques ensanglantées d’une large main d’homme sur les murs et sur la porte, un grand mouchoir rouge de sang, sans aucune initiale, un vieux béret et la marque fraîche, sur le plancher, de nombreux pas d’homme. L’homme qui avait marché là avait un grand pied et les semelles laissaient derrière elles une espèce de suie noirâtre. Par où cet homme était-il passé ? Par où s’était-il évanoui ? « N’oubliez pas, monsieur, qu’il n’y a pas de cheminée dans la Chambre Jaune ». Il ne pouvait s’être échappé par la porte, qui est très étroite et sur le seuil de laquelle la concierge est entrée avec sa lampe, tandis que le concierge et moi nous cherchions l’assassin dans ce petit carré de chambre où il est impossible de se cacher et où, du reste, nous ne trouvions personne. La porte défoncée et rabattue sur le mur ne pouvait rien dissimuler, et nous nous en sommes assurés. Par la fenêtre restée fermée avec ses volets clos et ses barreaux auxquels on n’avait pas touché, aucune fuite n’avait été possible. Alors ? Alors… je commençais à croire au diable.
» Mais voilà que nous avons découvert, par terre, « mon revolver ». Oui, mon propre revolver… Ça, ça m’a ramené au sentiment de la réalité ! Le diable n’aurait pas eu besoin de me voler mon revolver pour tuer mademoiselle. L’homme qui avait passé là était d’abord monté dans mon grenier, m’avait pris mon revolver dans mon tiroir et s’en était servi pour ses mauvais desseins. C’est alors que nous avons constaté, en examinant les cartouches, que l’assassin avait tiré deux coups de revolver. Tout de même, monsieur, j’ai eu de la veine, dans un pareil malheur, que M. Stangerson se soit trouvé là, dans son laboratoire, quand l’affaire est arrivée et qu’il ait constaté de ses propres yeux que je m’y trouvais moi aussi, car, avec cette histoire de revolver, je ne sais pas où nous serions allés ; pour moi, je serais déjà sous les verrous. Il n’en faut pas davantage à la justice pour faire monter un homme sur l’échafaud ! »
Le rédacteur du Matin faisait suivre cette interview des lignes suivantes :
« Nous avons laissé, sans l’interrompre, le père Jacques nous raconter grossièrement ce qu’il sait du crime de la « Chambre Jaune ». Nous avons reproduit les termes mêmes dont il s’est servi ; nous avons fait seulement grâce au lecteur des lamentations continuelles dont il émaillait sa narration. C’est entendu, père Jacques ! C’est entendu, vous aimez bien vos maîtres ! Vous avez besoin qu’on le sache, et vous ne cessez de le répéter, surtout depuis la découverte du revolver. C’est votre droit et nous n’y voyons aucun inconvénient ! Nous aurions voulu poser bien des questions encore au père Jacques — Jacques-Louis Moustier — mais on est venu justement le chercher de la part du juge d’instruction qui poursuivait son enquête dans la grande salle du château. Il nous a été impossible de pénétrer au Glandier, — et, quant à la Chênaie, elle est gardée, dans un large cercle, par quelques policiers qui veillent jalousement sur toutes les traces qui peuvent conduire au pavillon et peut-être à la découverte de l’assassin.
» Nous aurions voulu également interroger les concierges, mais ils sont invisibles. Enfin nous avons attendu dans une auberge, non loin de la grille du château, la sortie de M. de Marquet, le juge d’instruction de Corbeil. À cinq heures et demie, nous l’avons aperçu avec son greffier. Avant qu’il ne montât en voiture, nous avons pu lui poser la question suivante :
» — Pouvez-vous, monsieur de Marquet, nous donner quelque renseignement sur cette affaire, sans que cela gêne votre instruction ?
» — Il nous est impossible, nous répondit M. de Marquet, de dire quoi que ce soit. Du reste, c’est bien l’affaire la plus étrange que je connaisse. « Plus nous croyons savoir quelque chose, plus nous ne savons rien ! »
» Nous demandâmes à M. de Marquet de bien vouloir nous expliquer ces dernières paroles. Et voici ce qu’il nous dit, dont l’importance n’échappera à personne :
» — Si rien ne vient s’ajouter aux constatations matérielles faites aujourd’hui par le parquet, je crains bien que le mystère qui entoure l’abominable attentat dont Mlle Stangerson a été victime ne soit pas près de s’éclaircir ; mais il faut espérer, « pour la raison humaine », que les sondages des murs, du plafond et du plancher de la « Chambre Jaune », sondages auxquels je vais me livrer dès demain avec l’entrepreneur qui a construit le pavillon il y a quatre ans, nous apporteront la preuve qu’il ne faut jamais désespérer de la logique des choses. Car le problème est là : nous savons par où l’assassin s’est introduit, — il est entré par la porte et s’est caché sous le lit en attendant Mlle Stangerson ; — mais par où est-il sorti ? Comment a-t-il pu s’enfuir ? Si l’on ne trouve ni trappe, ni porte secrète, ni réduit, ni ouverture d’aucune sorte, si l’examen des murs et même leur démolition — car je suis décidé, et M. Stangerson est décidé à aller jusqu’à la démolition du pavillon — ne viennent révéler aucun passage praticable, « non seulement pour un être humain, mais encore pour un être quel qu’il soit », si le plafond n’a pas de trou, si le plancher ne cache pas de souterrain, « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques ! »
Et le rédacteur anonyme fait remarquer, dans cet article — article que j’ai choisi comme étant le plus intéressant de tous ceux qui furent publiés ce jour-là sur la même affaire — que le juge d’instruction semblait mettre une certaine intention dans cette dernière phrase : « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques. »
L’article se termine sur ces lignes : « Nous avons voulu savoir ce que le père Jacques entendait par : « le cri de la Bête du Bon Dieu ». On appelle ainsi le cri particulièrement sinistre, nous a expliqué le propriétaire de l’auberge du Donjon, que pousse, quelquefois, la nuit, le chat d’une vieille femme, la mère « Agenoux », comme on l’appelle dans le pays. La mère « Agenoux » est une sorte de sainte qui habite une cabane, au cœur de la forêt, non loin de la « grotte de Sainte-Geneviève ».
« La Chambre Jaune, la Bête du Bon Dieu, la mère Agenoux, le diable, sainte Geneviève, le père Jacques », voilà un crime bien embrouillé, qu’un coup de pioche dans les murs nous débrouillera demain ; espérons-le, du moins, « pour la raison humaine », comme dit le juge d’instruction. En attendant, on croit que Mlle Stangerson, qui n’a cessé de délirer et qui ne prononce distinctement que ce mot : « Assassin ! Assassin ! Assassin !… ne passera pas la nuit… »
Enfin, en dernière heure, le même journal annonçait que le chef de la Sûreté avait télégraphié au fameux inspecteur Frédéric Larsan, qui avait été envoyé à Londres pour une affaire de titres volés, de revenir immédiatement à Paris.
Un peu de ciel bleu
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Image IA
😳 J'ai appliqué cette règle l'autre jour.
🤔 Et alors ?
😳 Je me suis fait jeter de la pharmacie !
Cet arbre surnommé le "Dragon Tree" se trouve aux États-Unis dans o’États-Unis de la Caroline du Nord dans la forêt nationale de Pisgah le long de la route panoramique Blue Ridge
He is often depicted with distinctive facial features, including a prominent nose and fangs.
#Maya #Archaeology
Musée du Louvre
Bonne fête à toutes les cruches !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=9NCJHQ02c-k
Extrait de l'épisode 59 de la saison 2 de Téléchat
Cette guerre entraîna un choc pétrolier en 1973 en raison de l'augmentation du prix du baril de pétrole et de la baisse de sa production.
fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_...
#CeJourLà
Le compositeur français Maurice Ravel lui dédia sa pièce musicale, « le Boléro », qu'elle interpréta sur scène en 1928.
fr.wikipedia.org/wiki/Ida_Rub...
#CeJourLà
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🤔 Si tu colles la plante de ton pied contre ton oreille... 😏 eh bien, tu peux entendre ta hanche se déboîter.
Horoscope du 5 octobre 2026 https://www.legorafi.fr/2026/10/05/horoscope-du-5-octobre-2026/
